Il me faut oublier ... le goût de ses baisers,
La douceur de sa peau, la chaleur de ses lèvres.
Se dressent devant moi tant de jours gris et mièvres
Que mes cieux sont couverts. Mes espoirs envolés.
Les instants merveilleux qu'ensemble avons passés
M'ont marqué tout autant que bien trop fortes fièvres.
Elle les a chassés, comme on chasse les lièvres.
Blessé à mort je vois, tous mes songes effondrés.
Je pense qu'il est vain vouloir qu'elle revienne
Et qu'une fois encor dans ses bras me retienne,
Pour partager ainsi quelque instant de bonheur.
D'horribles cauchemars vont m'assaillir sans trêves
Rendant mes jours amers, à cause de ce heurt,
Malheureux entre tous, qui mit fin à mes rêves.
Le
Petit
Galand
(19 novembre 2004)
illustration prise chez hammerly