Pour sa première édition, le concours de Slam a récompensé deux poètes d'un Premier Prix.
Voici le Slam de Michel Paysac intitulé "La fille de la cantine"
Voici le Slam de Michel Paysac intitulé "La fille de la cantine"
LA FILLE DE LA CANTINE
Le café que l'on prend
Avec le r'gard ailleurs
En pensant à l'enfant
Qu'on a laissé en pleurs
On a des forces vives
Et quelque soit son âge
Il arriv' qu'on dérive
Mais pas loin du rivage
Je mange à la cantine
Je m'assois n'importe où
Il avait des canines
On aurait dit un loup
Pourquoi il s'est mis là
Avec la faim d'un gueux
A regarder les plats
En les bouffant des yeux
Il y' a des jours comm' ça où on sait pas pourquoi
Comme un enfant puni entre joie et colère
La vie vous saute au cou et vous change la voix
Et vous met tout à coup le c½ur en bandoulière
Il y' a des jours comm' ça où les idées qui viennent
Naissent des mots qu'on dit avant de les penser
Éclairent les non-dits des silences qui traînent
La phrase suspendue le geste inachevé
J'avais envie d' l'aider
D' lui mâcher la cuillère
D' lui donner la bécquée
Et d' lui remplir son verre
Je suis pas infidèle
J'ai des penchants parfois
Si y' en a des plus belles
J'ai quand mêm' des émois
Un sourire qui fuit
Un regard que l'on ose
Et des mots que l'on dit
En pensant autre chose
Laquelle en son jardin
N'a pas laissé un jour
Fleurir sans lendemain
Un ressemblant d'amour
Il y' a des jours comm' ça où on sait pas pourquoi
Comme un enfant puni entre joie et colère
La vie vous saute au cou et vous change la voix
Et vous met tout à coup le c½ur en bandoulière
Il y' a des jours comm' ça où les idées qui viennent
Naissent des mots qu'on dit avant de les penser
Éclairent les non-dits des silences qui traînent
La phrase suspendue le geste inachevé
Il y' a des homm's comm' ça qu'on sait pas d'où ils viennent
Qui s'assoient devant toi et te piquent ton pain
Le sourir' carnassier en s'excusant à peine
Du frisson qu'ils font naître en effleurant ta main
Il y' a des jours comm' ça...
Michel Paysac
Le café que l'on prend
Avec le r'gard ailleurs
En pensant à l'enfant
Qu'on a laissé en pleurs
On a des forces vives
Et quelque soit son âge
Il arriv' qu'on dérive
Mais pas loin du rivage
Je mange à la cantine
Je m'assois n'importe où
Il avait des canines
On aurait dit un loup
Pourquoi il s'est mis là
Avec la faim d'un gueux
A regarder les plats
En les bouffant des yeux
Il y' a des jours comm' ça où on sait pas pourquoi
Comme un enfant puni entre joie et colère
La vie vous saute au cou et vous change la voix
Et vous met tout à coup le c½ur en bandoulière
Il y' a des jours comm' ça où les idées qui viennent
Naissent des mots qu'on dit avant de les penser
Éclairent les non-dits des silences qui traînent
La phrase suspendue le geste inachevé
J'avais envie d' l'aider
D' lui mâcher la cuillère
D' lui donner la bécquée
Et d' lui remplir son verre
Je suis pas infidèle
J'ai des penchants parfois
Si y' en a des plus belles
J'ai quand mêm' des émois
Un sourire qui fuit
Un regard que l'on ose
Et des mots que l'on dit
En pensant autre chose
Laquelle en son jardin
N'a pas laissé un jour
Fleurir sans lendemain
Un ressemblant d'amour
Il y' a des jours comm' ça où on sait pas pourquoi
Comme un enfant puni entre joie et colère
La vie vous saute au cou et vous change la voix
Et vous met tout à coup le c½ur en bandoulière
Il y' a des jours comm' ça où les idées qui viennent
Naissent des mots qu'on dit avant de les penser
Éclairent les non-dits des silences qui traînent
La phrase suspendue le geste inachevé
Il y' a des homm's comm' ça qu'on sait pas d'où ils viennent
Qui s'assoient devant toi et te piquent ton pain
Le sourir' carnassier en s'excusant à peine
Du frisson qu'ils font naître en effleurant ta main
Il y' a des jours comm' ça...
Michel Paysac